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organiser une resistence, une lutte contre ce qui peut paraitre inexorable est deja quelque chose d
Par revesolution, le 15.09.2019
l
Par Anonyme, le 27.05.2019
je voudrais bien ecrire mais il n'apparait que ce petit cadre alors tant pis je vais l'utiliser.
l e mouvemen
Par Anonyme, le 24.01.2019
le mouvement des gilets jaunes à pris sa source dans le mécontentemen t d'une grande partie de la population;
Par Anonyme, le 23.01.2019
oui, une enquete s,impose.... http://revesol ution.centerbl og.net
Par revesolution, le 25.11.2018
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Date de création : 03.03.2015
Dernière mise à jour :
03.02.2026
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Dans la capitale languedocienne, les manifestants soutiennent sans hésitation la perspective d'une France bloquée. Sébastien, Claude, Anaïs, Nicolas, “Lutin”, Andrée ou Noël, comme toutes les personnes croisées dans le défilé, affirment vouloir tenir bon. Verbatims.
Montpellier, de notre envoyé spécial.- Ce jeudi en fin de matinée, à Montpellier, la manifestation contre le projet de loi sur le travail a de nouveau rassemblé quelques milliers de personnes, sur un parcours partant du quartier d’Antigone pour se terminer place de la Comédie, en passant par la gare Saint-Roch. Dans une ambiance joyeuse, on y alterne chants et slogans, sans affrontements. À l’arrivée, le cortège se scinde entre une manifestation sauvage et une assemblée générale façon Nuit debout. Mediapart est allé à la rencontre des manifestants, pour savoir comment ils appréhendaient le nouveau tour pris par la mobilisation, et la perspective de blocages en tous genres allant crescendo.
Sébastien, 30 ans, menuisier à Montpellier
« Je suis mobilisé depuis le 31 mars et la première Nuit debout. Ça a été pour moi le déclencheur, avant je n’étais pas du tout militant, je n’avais pas d’avis politique, et je ne me sentais pas concerné par la politique et nos représentants. Ils brassent du vent et sont responsables de l’état du pays et de la précarité de nombreuses classes sociales. Je n’ai pas voté depuis dix ans, je suis un partisan de la reconnaissance du vote blanc. Depuis le début de la résistance à la loi travail, j’ai fait trois manifestations. Mais je pense qu’à un moment donné les blocages sont nécessaires car le mouvement est trop stigmatisé. Les blocages, c’est notre arme pour faire prendre conscience aux gens qui ne sont pas encore mobilisés et les interpeller avec notre détresse. J’ai d’ailleurs prévu de participer à des actions de ce type. C’est le nerf de la guerre maintenant. Cependant, je rejette la violence, car elle est déjà présente partout autour de nous, et les médias l’utilisent allègrement pour faire des amalgames et camoufler nos vraies revendications. »
Claude, 70 ans, retraitée de l’agriculture
Anaïs, 22 ans, travaille dans une école à Teyran
Nicolas, 39 ans, en recherche d’emploi
“Lutin”, 16 ans, lycéen interne au lycée Agropolis
Andrée, 65 ans, ostéopathe
« Ça fait deux mois que je descends dans la rue et que, dans le même temps, je participe activement à la Nuit debout. Les deux sont liés, ça me touche de voir cette jeunesse qui refuse d’être une nouvelle génération-consommation, qui préfère se réunir, réfléchir et discuter de l’avenir. Je retrouve mes 18 ans et Mai 68 ! C’est important d’être ici, cela montre que l’on est présent et que notre désaccord avec le gouvernement est viscéral. Mais ce n’est pas suffisant, car nos dirigeants sont sourds. On veut nous faire croire que l’on est une minorité, alors que moi, je les vois défiler les salariés dans mon cabinet. Et quels que soient le niveau de salaire, la profession, le même malaise et le même mal-être se retrouvent partout ! Je regrette d’avoir à dire ça, mais évidemment dans ces conditions je ne peux qu’approuver le blocage, il n’y a que comme ça que l’on peut changer le rapport de force et se faire entendre. Je suis même prête à aller sur place et à me serrer la ceinture pour cela. »
Noël, 62 ans, prévisionniste chez Météo France et secrétaire départemental de Solidaires