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Un personnage trop discret, le système capitaliste

Publié le 24/03/2017 à 19:46 par pcfob Tags : belle société travail fille pouvoir sur

Un personnage trop discret, le système capitaliste  par Pierre Zarka  Animateur de l’Observatoire des mouvements de la société (Omos)

 

La campagne électorale révèle un effondrement des partis politiques assimilés au système. Pourquoi est-ce que ce sont des forces réactionnaires qui, en Europe et aux États-Unis, donnent l’apparence d’être antisystème et en tirent profit, à l’image de Macron et de la fille Le Pen ? Le rejet du système est dans l’air du temps mais, à gauche, il n’est pas vraiment investi.

 

Depuis 2012, les luttes contre les fermetures d’entreprises, la loi El Khomri, les chantiers inutiles, le démantèlement des services publics, les Nuits debout se sont heurtés, pour la première fois, à un gouvernement dit de gauche. La nocivité des actionnaires et de la course aux dividendes en a été perçue plus clairement. En 2015 un sondage disait que pour 53 % des sondés le système capitaliste était la cause de la crise. Retour de la lutte des classes ? Il est donc paradoxal qu’au moment où le CAC 40 repart de plus belle, il soit si peu question, dans la campagne électorale, de priver les gros actionnaires de leur voracité et de leur capacité de nuisance. Que la campagne ne soit pas inscrite dans le prolongement de ces luttes explique peut-être qu’elle soit en deçà de ce qui mûrit, même s’il est vrai que ce qu’il faudrait en conclure a encore du mal à se formuler clairement. Mais si cela pouvait se faire spontanément, à quoi serviraient les politiques et les syndicats ?

 

L’époque où un compromis entre capital et forces du travail était possible et débouchait sur l’existence de la Sécu, l’accroissement des qualifications et l’industrialisation (parfois à outrance) est révolue. Le capital se détourne de plus en plus du travail. L’accélération des mutations technologiques l’oblige à renouveler de plus en plus vite les machines, à rémunérer un travail toujours plus qualifié dont les besoins de formation sont permanents. Ce qui coûte trop cher à ses yeux. De plus, la place du savoir stimule bien trop à son goût les aspirations à la démocratie. De ce fait, il évite les investissements, tire la majorité des profits de la finance et se restructure autour d’elle. Il n’y a pas deux capitalismes, l’industriel qui serait vertueux et le financier pervers. Nos échecs successifs disent que l’objectif ne peut pas être d’aménager un système qui ne peut plus l’être. En tirons-nous toutes les conséquences ?

 

Il ne s’agit pas d’être moins concret, mais une addition de mesures ne suffit pas à faire une politique. Au risque d’être incantatoire et d’apparaître trop fade, chacune des mesures souhaitées ne pourra voir le jour qu’en s’inscrivant dans la perspective de se débarrasser du système capitaliste. Non seulement afin de dégager l’argent nécessaire, mais pour une question de pouvoir : qui doit avoir le pouvoir sur l’économie et le devenir de la société ? Les actionnaires ? L’État ? Ou les intéressés eux-mêmes, ce que portent déjà les coopératives ? Certes cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais dès à présent cette perspective conditionne la crédibilité de chaque mesure pour qui a en tête la puissance des capitalistes.

 

Préciser qui est l’ennemi produit un intérêt commun. Un des bilans des luttes est leur fractionnement catégoriel. De ce fait, le capital a face à lui une myriade de mouvements qui ne convergent pas et qu’il peut affronter un par un. Un mouvement commun n’efface pas les particularités, mais c’est la capacité à converger vers une même nécessité qui a produit nos grands acquis. N’est-ce pas le plus grand enjeu de cette période électorale ?