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La fracture de la loi travail

Publié le 20/07/2016 à 23:12 par pcfob Tags : image photo société travail annonce texte news pouvoir
La fracture de la loi travail
Par Paule Masson
Jeudi, 21 Juillet, 2016
L'Humanité

De longues heures de débat pour l’état d’urgence. Le 49-3 pour la loi travail. L’année parlementaire s’achève sur ce paradoxe : l’espace politique est saturé par les polémiques sur la prolongation d’un régime d’exception à l’efficacité toute relative, alors qu’une réforme qui déstructure plus d’un demi-siècle de contrat social est reléguée au rang de « formalité ».

 Mardi, les sénateurs ont rejeté la loi El Khomri sans l’examiner. La fin de parcours à l’Assemblée nationale se révèle tout aussi méprisante pour la démocratie, Manuel Valls ayant rebeloté sur une adoption sans vote. Figé dans l’entêtement à passer en force, le gouvernement annonce des décrets d’application rapides pour mettre en œuvre une réforme qui continue de mécontenter 71 % de Français, selon un sondage Odoxa publié lundi par les Échos.

Mais l’abus de pouvoir institutionnel pour imposer un texte sans majorité, l’intolérable répression policière du mouvement social, la violente campagne d’insultes à l’encontre de la CGT ne seront pas oubliés de sitôt. Après cinq mois de contestation, l’intersyndicale reste en phase avec l’opinion puisque 55 % des Français sont favorables à une poursuite de la mobilisation à la rentrée. Qui va avoir lieu.

Car les salariés ne s’y trompent pas. Beaucoup font déjà l’expérience des accords compétitivité emploi, dérogatoires au Code du travail. Adoptés sous Sarkozy, ils se sont révélés être des réceptacles au chantage patronal à l’emploi avec augmentation du temps de travail et baisse des salaires. Le gouvernement ressert cette soupe amère, gravée dans le marbre de l’article 2. Il a même trouvé son accord modèle, celui de PSA, qui échange des embauches contre davantage de samedis et de nuits travaillés. De l’emploi contre de la flexibilité, Myriam El Khomri appelle ça le « progrès négocié ». Dans une société déjà fissurée, la loi travail ouvre une fracture de plus, une fracture sociale. La loi travail est passée mais l’exécutif n’a pas gagné.